Ventilation et séchage du grain

1 Décembre 2020

Une grande part de la qualité du grain de soya dépend de la ventilation et du séchage. Ces facteurs sont essentiels pour préserver le potentiel de transformation ou de germination du soya cultivé au pays. Il est possible de sécher à basse température ou encore à l’air ambiant. On fait le tour avec vous!

Séchage à basse température

Quand le grain est humide (> 16 %) et que les journées sèches sont rares, il est nécessaire d’ajouter de la chaleur afin d’assécher l’air pour ventiler le soya et ainsi obtenir un soya à une teneur en eau de 12 à 14 %, soit le pourcentage idéal pour la conservation. Il faut cependant privilégier une bonne ventilation (ventilateur suffisamment puissant pour le volume à ventiler, sortie d’air adéquate, aplanir le grain sur le dessus du silo) et surtout, ne pas ajouter trop de chaleur, ce qui endommagerait la qualité du grain. On peut donc le sécher, mais à très basse température. En effet, il est recommandé d’ajouter de 3 à 5°C (max 50°F) à la température ambiante afin d’éviter de trop assécher l’air et le grain, provoquant des pertes de qualité. Chaque ajout de chaleur de 10°C coupe l’humidité de l’air en deux. L’air trop sec et trop chaud est dommageable pour le soya d’alimentation humaine et de semence. Du côté de la température finale de l’air du séchoir, il est recommandé de ne pas dépasser 25 à 35°C (80 à 90°F). 

À retenir : Ventiler avec de l’air chaud et sec, mais pas trop chaud! 

Séchage à l’air ambiant

Qu’on utilise de la chaleur ou l’air ambiant pour sécher le grain, il est très important de niveler le grain dans le silo pour uniformiser le mouvement de l’air. Si l’humidité relative de l’air extérieur est plus basse que la teneur en eau à l’équilibre des grains, le séchage à l’air ambiant est possible. Il est important de ne pas faire fonctionner le ventilateur en permanence sans porter attention à l’humidité relative de l’air, car les grains retrouveront l’humidité perdue à mesure que celle-ci augmente (par exemple, pendant la nuit). On ne démarre donc le ventilateur que si les conditions extérieures sont propices au séchage à l’air ambiant. À titre de référence, la température de l’air doit être moindre que 30°C et l’humidité de l’air entre 50 et 70 %. Il faut compter de 20 à 30 jours pour arriver à une teneur en eau adéquate par séchage à l’air ambiant. Plusieurs facteurs font fluctuer le temps requis, comme l’humidité du grain au départ, les conditions climatiques, la force du ventilateur ainsi que la hauteur de la couche de grains. Ne pas partir le ventilateur si l’humidité de l’air ambiante dépasse 70 % si votre objectif est de réduire l’humidité du grain. Si votre ventilateur pousse l’air du bas vers le haut et que le fond du silo est humide, il est normal que l’humidité du grain migre vers le haut jusqu’à temps qu’elle soit évacuée du silo. La prise d’échantillons tout au long du processus vous permettra d’évaluer où vous en êtes rendu.

Comment comprendre ce tableau? 

Un exemple : Si vous exposez votre soya à une température de 10°C et à un air de 80 % d’humidité relative sur une longue période, votre soya tendra vers une teneur en eau de 15,7 % (point d’équilibre hygroscopique). À la même T° mais avec un air à 90 %, votre soya tendra vers 19,6 %, cependant à la même T° mais à 60 % d’humidité relative votre soya tendra vers 11,2 %. On en déduit donc que si l’objectif est d’obtenir un soya en bas de 14 % et supérieur à 12 %, on cherchera à ventiler son soya avec un air entre 65 et 70 %.

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